Gomphus simillimus femelle

Gomphus simillimus femelle, Castelnau-Chalosse (France-40), 04/07/2020
Gomphus simillimus femelle, Castelnau-Chalosse (France-40), 04/07/2020

C’est la seule femelle que j’ai rencontrée au cours de ces 2 journées et demi de prospection.
On applique aux femelles les mêmes critères d’identification qu’aux mâles, en particulier pour les bandes antéhumérales parallèles, qui sont classiquement aussi larges que la bande jaune qu’elles encadrent ; elles sont modérément grasses, beaucoup moins que celles de G. graslinii mais plus que celles de G. pulchellus.

Gomphus simillimus femelle, Castelnau-Chalosse (France-40), 04/07/2020
Gomphus simillimus femelle, Castelnau-Chalosse (France-40), 04/07/2020

On note que la plus interne de ces bandes noires parallèles ne vient pas au contact de la ligne noire, en arrière, comme pour G. pulchellus.
La suture interpleurale n’est soulignée de noir que dans partie inférieure : elle est complètement noire pour G. pulchellus, marquée de noire en bas et en haut pour G. graslinii.

Cette femelle se trouvait en bordure d’un champ, perché sur les arbres et arbustes qui cachaient la rivière l’Este à notre vue, dans un environnement forestier.




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Gomphus simillimus mâle

Gomphus simillimus mâle, Sort en Chalosse (France-40), 03/07/2020
Gomphus simillimus mâle, Sort en Chalosse (France-40), 03/07/2020

Je suis retourné 3 fois sur ce site un peu inattendu dans le bourg de Sort-en-Chalosse et j’y ai rencontré au moins 2 sujets différents, une fois un jeune comme ci-dessus (yeux encore très pâles), les 2 autres fois des sujets matures. Et le site est paradoxalement riche et j’y ai aussi découvert, entre autres, Stylurus flavipes !

On note ci-dessus l’abdomen nettement élargi sur les derniers segments ce qui le sépare de Gomphus pulchellus.

Gomphus simillimus mâle, Sort-en-Chalosse (France-40), 06/07/2020
Gomphus simillimus mâle, Sort-en-Chalosse (France-40), 06/07/2020

Si on continue à le comparer à G. pulchellus on note les bandes antéhumérales noires, larges et grasses, beaucoup plus larges que celles de ce dernier, qui encadrent une ligne jaune à peu près aussi large qu’elles. De plus G. pulchellus est le seul Gomphus à exhiber une ligne noire complète tout au long de la suture interpleurale, ici, seule la partie inférieure est soulignée de noir. Les bandes antéhumérales noires de G. graslinii sont encore plus grasses et entourent une très fine bande jaune.

Pour moi il n’y a pas lieu de le confondre avec le 4° Gomphus français, Gomphus vulgatissimus, très sombre, aux pattes noires et qui se distingue par l’absence de jaune sur les derniers segments et des yeux verts.

Gomphus simillimus mâle, Sort-en-Chalosse (France-40), 06/07/2020
Gomphus simillimus mâle, Sort-en-Chalosse (France-40), 06/07/2020

Il est peut-être plus facile à confondre avec Stylurus flavipes qui montre cependant un ovale jaune cerné de lignes noires sur le sommet de son thorax, et pas ces bandes antéhumérales plus ou moins parallèles que l’on note chez nos 4 Gomphus. Les cercoïdes de G. simillimus sont divergents et droits, ceux de S. flavipes divergents mais concaves en dedans.

Gomphus simillimus mâle, Sort-en-Chalosse (France-40), 06/07/2020
Gomphus simillimus mâle, Sort-en-Chalosse (France-40), 06/07/2020

Il me reste donc à le voir en Maine-et-Loire…