Sympetrum fonscolombii : galerie

Sympetrum fonscolombii mâle, Langogne (France-48), 13/07/2020
Noter les veines rouges, les pattes finement striées, la base des yeux bleue. Sympetrum fonscolombii mâle, Langogne (France-48), 13/07/2020
Sympetrum fonscolombii émergence mâle, marais du Logit (France-33), 28/07/2013
Les fils blancs sont les trachées respiratoires. Sympetrum fonscolombii émergence mâle, marais du Logit (France-33), 28/07/2013
Sympetrum fonscolombii mâle, Chanteloup-les-bois (France-49), 24/05/2020
Le bleu de la base des yeux est parfois discret. Sympetrum fonscolombii mâle, Chanteloup-les-bois (France-49), 24/05/2020
Sympetrum fonscolombii femelle, Chanteloup-les-bois (France-49), 24/05/2020
Sympetrum fonscolombii femelle, Chanteloup-les-bois (France-49), 24/05/2020
Le noir sur la face dorsale de S8 et S9 est toujours très marqué. Sympetrum fonscolombii mâle, Capvern (France-65), 07/07/2020
Sympetrum fonscolombii femelle émergente, Le Fuilet (France-4), 25/09/2008
Noter la large base bleue des yeux des sujets émergents. Sympetrum fonscolombii femelle émergente, Le Fuilet (France-4), 25/09/2008
Sympetrum fonscolombii mâle immature, le Puiset-Doré (France-49), 16/08/2015
Noter la coloration rouge qui apparaît sur les veines. Sympetrum fonscolombii mâle immature, le Puiset-Doré (France-49), 16/08/2015
Sympetrum fonscolombii mâle, Saint-Germain-sur-Moine (France-49), 12/05/2011
Sympetrum fonscolombii mâle, Saint-Germain-sur-Moine (France-49), 12/05/2011
Sympetrum fonscolombii femelle, la Barre de Monts (France-85), 12/07/2018
Noter l’abdomen rouge de cette femelle vieillissante. Sympetrum fonscolombii femelle, la Barre de Monts (France-85), 12/07/2018


Sympetrum meridionale : parasitisme par Arrenurus papillator

Sympetrum meridionale mâle parasité par Arrenurus papillator, Jallais (France-49), 05/09/2010
Sympetrum meridionale mâle parasité par Arrenurus papillator, Jallais (France-49), 05/09/2010

Sympetrum meridionale est une cible privilégiée de cette larve d’hydracarien d’un peu plus d’un mm de diamètre. Arrenurus papillator fait partie du genre important des Arrenurus mais s’en distingue aisément par sa coloration rouge spectaculaire.
Cette larve attaque d’autres odonates en France et en Europe, des Sympetrum et des Lestes et on peut s’étonner de cette spécificité.

Il faut faire le rapprochement avec le milieu où sont pondus les œufs de ces espèces : – les Sympetrum pondent souvent dans des zones exondées, c’est-à-dire des zones qui sont plus ou moins complètement asséchées en été, mais qui seront à nouveau inondées à l’automne.
– les Lestes pondent dans les écorces tendres, dans la tige aérienne des végétaux, parfois également dans des zones exondées et la pro larve devra attendre le retour de l’eau pour poursuivre son développement.
Or ce milieu convient également aux œufs de cet hydracarien, capables d’attendre le retour de l’eau avant d’éclore.

Sympetrum meridionale jeune mâle parasité par Arrenurus papillator, Marais du Logit (France-33), 27/03/2013
Sympetrum meridionale jeune mâle parasité par Arrenurus papillator, Marais du Logit (France-33), 27/03/2013

Les adultes Arrenurus papillator vivent dans l’eau et leurs larves viendront coloniser les larves d’odonates à leur dernier stade, se cachant sous les fourreaux alaires de ces dernières. Lors de l’émergence les larves d’hydracariens migrent vers le thorax ou les ailes de leur hôte, s’y fixent et deviennent de véritables parasites en se nourrissant de leur hémolymphe (le « sang » des odonates). Pour Sympetrum meridionale ils se fixent quasi exclusivement sur la face supérieure ou inférieure des ailes, sur leurs nervures, qui jouent un rôle de veines (ou d’artères) véhiculant l’hémolymphe.

Sympetrum meridionale jeune mâle parasité par Arrenurus papillator, Marais du Logit (France-33), 27/03/2013
Sympetrum meridionale, très jeune, parasité par Arrenurus papillator, Marais du Logit (France-33), 27/03/2013

Les larves ayant trouvé le gîte et le couvert resteront plusieurs jours, plusieurs semaines sur leur hôte, achevant différents stades de leur évolution. On assiste parfois (je n’en ai jamais photographié) à des infestations spectaculaires, mais en général ces larves ne semblent pas altérer l’activité des odonates.
Leur maturation arrivera au moment où les odonates s’accouplent et pondent et elles se laisseront tomber sur le substrat de ponte, comme les œufs de leurs hôtes, attendant le retour de l’eau.
Pour cette raison, on ne trouve plus ces petites boules rouges très décoratives sur les sujets âgés.

Sympetrum meridionale jeune mâle parasité par Arrenurus papillator, Marais du Logit (France-33), 27/03/2013
Sympetrum meridionale jeune mâle parasité par Arrenurus papillator, Marais du Logit (France-33), 27/03/2013


Sympetrum sanguineum : accouplement en vidéo

Sympetrum sanguineum, Le Fuilet (France-49), 22/07/2011

Les accouplements de Libellulidae sont fréquemment observés, que ce soit en vol ou posés, mais il n’est pas toujours facile de s’en approcher. Parfois, ils se laissent finalement filmer à 40 cm. Les raisons de ce soudain apprivoisement reste une énigme pour moi. L’accouplement peut durer une quinzaine de minutes. La ponte vient tout de suite après, sous la surveillance du mâle.


Orthetrum albistylum mâle immature 2/2

Orthetrum albistylum mâle immature, Étang Saint Martin à Capvern (France-65), 07/07/2020
Orthetrum albistylum mâle immature, Étang Saint Martin à Capvern (France-65), 07/07/2020

Sans être rare dans mon Maine-et-Loire, Orthetrum albistylum n’est pas commun, moins facile à voir que O. brunneum ou O. coerulescens, alors que O. cancellatum est omniprésent sur les plans d’eau. Aussi j’ai rarement photographié des mâles immatures et c’est avec plaisir que je me suis mis à l’œuvre lors de cette pause près de l’autoroute.

Orthetrum albistylum mâle immature, Étang Saint Martin à Capvern (France-65), 07/07/2020
Orthetrum albistylum mâle immature, Étang Saint Martin à Capvern (France-65), 07/07/2020

L’identification ne peut poser de problème tellement à cet âge ils sont différents des autres Orthetrum et ne ressemblent à aucun autre Libellulidae avec notamment leurs appendices anaux clairs et les vagues sombres sur l’abdomen.



Orthetrum cancellatum femelle : même pas mal !

Orthetrum cancellatum femelle, Saint Brévin les Pins (France-44), 28/05/2020
Orthetrum cancellatum femelle, Saint Brévin les Pins (France-44), 28/05/2020

Lorsque j’ai observé cette très jeune femelle sur le Canal du Bodon à Saint Brévin les Pins, je ne me suis pas tout de suite rendu compte que son aile postérieure gauche était aussi abimée. Aussi pour mieux voir l’étendu des dégâts j’en ai fait le tour, et j’ai constaté l’importance de la malformation, certainement un problème lors de l’émergence comme cela arrive assez souvent.
Sur ce plan ci-dessous on voit comme elle est jeune, avec ses ailes encore brillantes, mais cependant déjà bien colorée ; une très jeune femelle qu’on ne peut plus qualifier d’émergente.

Orthetrum cancellatum femelle, Saint Brévin les Pins (France-44), 28/05/2020
Orthetrum cancellatum femelle, Saint Brévin les Pins (France-44), 28/05/2020

Je l’imaginais condamnée, incapable de parvenir à capturer des proies pour se nourrir.
J’ai pensé que mon insistance à vouloir faire des photos de son aile atrophiée avait eu raison de sa patience et elle a décollé sur quelque mètres.
Je l’ai suivie et la photo ci-dessous montre pourquoi elle a fait ce petit vol ; pas pour me fuir mais pour capturer une proie qu’elle est déjà en train de savourer !

Orthetrum cancellatum femelle, Saint Brévin les Pins (France-44), 28/05/2020
Orthetrum cancellatum femelle, Saint Brévin les Pins (France-44), 28/05/2020

Cela signifie que son système nerveux de contrôle du vol est capable de prendre en compte cette grave anomalie et d’y remédier pour assurer un vol de qualité correcte ; on sait que les odonates sont capable de gérer indépendamment les mouvements de chaque aile.
Les observateurs sont souvent surpris de voir les performances de vol des odonates et leurs acrobaties avec 4 ailes ; ils sont aussi très doués avec les ailes vieillissantes, déchirées, rognées ou pliées, comme on les rencontre en fin de saison, ou même avec seulement 3 ailes, comme je l’avais constaté en Namibie sur un mâle Trithemis annulata.