Erythromma lindenii : Galerie

Erythromma lindenii femelle, France, Roussay, 31/07/2010
Erythromma lindenii femelle, France, Roussay, 31/07/2010
Erythromma lindenii mâle, France, la Chaussaire, 03/07/2011
Erythromma lindenii mâle, France, la Chaussaire, 03/07/2011
Erythromma lindenii mâle, France, la Chaussaire, 03/07/2011
Erythromma lindenii mâle, France, la Chaussaire, 03/07/2011
Erythromma lindenii mâle, France, Saint Quentin en Mauges, 27/06/2013
Erythromma lindenii mâle, France, Saint Quentin en Mauges, 27/06/2013
Erythromma lindenii mâle, France, Saint Rémy en Mauges, 12/06/2014
Erythromma lindenii mâle sans tache post oculaire, France, Saint Rémy en Mauges, 12/06/2014
Erythromma lindenii mâle, France, Le Fief Sauvin, 25/08/2016
Erythromma lindenii mâle avec infimes taches post oculaires, France, Le Fief Sauvin, 25/08/2016



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Ischnura elegans – Émergence très tardive

Émergence tardive d'un Ischnura elegans mâle, Beaupréau (France - 49)
Émergence tardive d’un Ischnura elegans mâle, Beaupréau (France – 49), 12/10/2018.

La météo de la fin de l’été et du début de l’automne 2018 est exceptionnelle, tant par le manque de pluie que par les températures anormalement élevées, et des records centenaires sont parfois dépassés.
Sur la petite mare de mon jardin j’avais d’ailleurs noté ces derniers jours la présence de Sympetrum striolatum, mâle isolé ou couple en ponte, ce qui est déjà inhabituel pour 2 raisons; d’une part ils se font normalement rare à cette saison et d’autre part je n’avais plus l’habitude d’en voir car il n’y a plus d’émergences de cette espèce dans mon bassin depuis des années en raison de la présence des poissons (Carpes koï et Ides) qui ne laissent aucune chance aux larves (sauf à celles qui vivent essentiellement en surface dans les plantes). D’ailleurs je suis persuadé que les Sympetrum en tandem qui survolent le bassin prennent acte de la présence bien visible de ces poissons car les pontes sont à peine simulées avant qu’ils ne prennent le large.

Ce 12 octobre 2018, vers 13 heures, en parcourant du regard les nénuphars à la recherche de grenouilles prenant le soleil, j’ai tout de même été très surpris de constater la présence de ce tout jeune mâle, encore cramponné à son exuvie. La température était alors de 22°C. 

Émergence tardive d'un Ischnura elegans mâle, Beaupréau (France - 49), 12/10/2018.
Émergence tardive d’un Ischnura elegans mâle, Beaupréau (France – 49), 12/10/2018.

L’espèce est considérée « bivoltine dans le sud de son aire de répartition ». Mais où est vraiment le début du sud de l’aire :).
En Maine et Loire, les premiers individus issus de ponte de la fin de l’été précédent émergent en début avril (le 7 pour ma « meilleure » date), mais il est impensable que celui-ci ait passé tout l’été sous forme de larve.
Ces premiers individus d’avril s’accouplent et pondent assez rapidement ce qui donne certainement lieu à une seconde vague d’émergence car il serait très étonnant que sur un même lieu l’émergence des larves issues de l’été ou de l’automne précédent s’étende jusqu’à fin août, soit sur 5 mois; j’ai en effet des sujets émergents le 30 août en 2010, et une très jeune le 11 septembre 2014.
Je pense donc avoir suffisamment d’éléments pour affirmer que l’espèce est bivoltine en Maine et Loire.

Pour savoir si ce sujet est « un accident climatique » de 3°génération il faudrait connaître la date la plus précoce de l’émergence des sujets de 2° génération. Par exemple j’ai un sujet très jeune, presque émergent le 7 juillet 2007; est-ce un tardif de première génération, produit de l’année précédente (3 mois après les premiers) ou un précoce de la 2° génération :0022: .
Dans le second cas on peut estimer qu’il se sera reproduit avant fin juillet, ce qui dans le cas de mon individu émergent le 12 octobre laisse presque 2 mois et demi à la larve pour se développer.
Et pourquoi pas ?

Malheureusement son avenir est doublement sombre; la météo doit finalement se dégrader pour revenir aux normales saisonnières et il aura bien du mal à assurer sa descendance, bien du mal à trouver une femelle…




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Sympetrum striolatum femelle – ligne rouge abdominale dorsale

Mon ami Bertrand Piney a remarqué cette ligne rouge que portent certaines vieilles femelles Sympetrum striolatum; elles sont les seules, mis à part Sympetrum vulgatum, extrêmement rare,  à vieillir de cette façon comme le confirme Askew dans son « The Dragonflies of Europe ».

Sympetrum striolatum femelle montrant une ligne rouge sur la face dorsale de l'abdomen, France, Beaupréau, 03/10/2016
Sympetrum striolatum femelle montrant une ligne rouge sur la face dorsale de l’abdomen, France, Beaupréau, 03/10/2016

On peut difficilement considérer ce signe distinctif comme un critère d’identification dans la mesure ou il n’est pas absolu et constant, beaucoup de vieilles femelles n’ont pas cette ligne rouge, mais c’est certainement un argument de plus sur certaines identifications douteuses, permettant de séparer S. striolatum de S. meridionale par exemple. Toujours bon à prendre!
Cette ligne rouge est plus évidente sur une vue de profil quand le regard affleure la carène dorsale:

Sympetrum striolatum femelle montrant une ligne rouge sur la face dorsale de l'abdomen, France, Beaupréau, 26/09/2016.
Sympetrum striolatum femelle montrant une ligne rouge sur la face dorsale de l’abdomen, France, Beaupréau, 26/09/2016.



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Sympetrum striolatum : un critère pour séparer Sympetrum striolatum et vulgatum

Sympetrum striolatum mâle montrant l'insertion postérieure des ailes postérieure "non rouge", Saint Rémy en Mauges (France - 49), 13/11/2011
Sympetrum striolatum mâle montrant l’insertion postérieure des ailes postérieures « non rouge », Saint Rémy en Mauges (France – 49), 13/11/2011

Dans le Maine et Loire et la plupart des départements français l’identification de Sympetrum striolatum ne pose généralement pas de problème tant qu’on parvient à voir la face. En effet S. striolatum et vulgatum sont assez ressemblants, mais S. vulgatum porte de fortes marques noires entre le front et les yeux. Sur une vue dorsale on est assez démuni
Dans le nord de l’Europe l’espèce est assez commune et les odonatologues ont remarqué un détail élevé au rang de critère tant il est constant: pour Sympetrum striolatum si les implantations thoraciques antérieures des ailes antérieures et postérieures sont fortement colorées de rouge, les implantations postérieures ne le sont pas.

Sympetrum striolatum mâle, coloration de l'implantation des ailes, la Renaudière (France - 49) , 23/09/2017
Sympetrum striolatum mâle, coloration de l’implantation des ailes, la Renaudière (France – 49) , 23/09/2017

Or elles les sont toutes pour Sympetrum vulgatum ce que malheureusement je ne peux pas montrer car je n’ai hélas jamais vu ce Sympetrum…
Ce détail permet donc sur une vue dorsale, sans voir la face, de différencier Sympetrum striolatum de Sympetrum vulgatum.

Sympetrum meridionale – identification 3/3

Sympetrum meridionale mâle immature, Le Verdon sur Mer (France – 33), 25 juillet 2013.

Encore un « nouveau » critère d’identification des Sympetrum meridionale. Après la « Golden vein », j’apprends tout récemment par un ami anglais ce détail d’identification qui ne semblait pas connu, ou partagé, en France. Il avait déjà été publié dans Britain’s Dragonflies (Dave Smalshire and Andy Swash), et dans Dragonflies & Damselflies of Europe by Gallianai, Scherini& Piglia, mais je ne l’ai jamais vu ou lu dans aucun ouvrage français.
Il s’agit donc simplement d’un petit point noir situé juste au dessus du stigmate métathoracique (« prise d’air » pour assurer l’oxygénation d’une partie du thorax). Il est unique à cette espèce, bien visible chez les jeunes sujets et les femelles, il disparaît plus ou moins chez les vieux mâles et sur de nombreuses photos il est caché par les ailes.
C’est certainement un élément intéressant à vérifier quand on connaît la difficulté à identifier certains spécimens sur photos.

Sympetrum meridionale mâle, Chanteloup les bois (France – 49),  15 août  2016.



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