Onychogomphus forcipatus mâle 5/5

Onychogomphus forcipatus mâle émergent, Varades (France-44), 22/06/2017
Onychogomphus forcipatus mâle émergent, Varades (France-44), 22/06/2017

Observer fin juin en bord de Loire un Onychogomphus émergent est tout à fait banal et si j’ai fait la photo suivante c’est que j’aime observer leurs spectaculaires appendices. C’est d’ailleurs une caractéristique propre aux Gomphidae et certains spécimens observés au Vietnam était aussi bien gâtés de ce côté, par exemple Lamelligomphus vietnamensis.
Et je suis content d’avoir fait cette photo car c’est la première fois que je constate un détail.

Onychogomphus forcipatus mâle émergent, Varades (France-44), 22/06/2017
Onychogomphus forcipatus mâle émergent, Varades (France-44), 22/06/2017

On voit très bien l’épine gauche (elles sont paires) de la lame supra anale.
On devine aussi la petite dent terminale de cette même lame anale.
Mais surtout on constate comme les cercoïdes (les appendices anaux supérieurs), courbés à angle droit vers l’intérieur se finissent en 2 lobes, faisant presque croire qu’ils sont bifides.
Je me demande tout de même si ce sujet n’est pas une exception, exagérant cette caractéristique, car aucune de mes autres photos de leurs appendices ne m’avait permis de voir si bien le lobe supérieur… Pour en avoir le cœur net, il faudrait capturer ce que je fais très rarement.




Accueil Onychogomphus forcipatus
Accueil Onychogomphus forcipatus

Onychogomphus forcipatus : Galerie

Onychogomphus forcipatus femelle, Parc du confluent Portet sur Garonne (France-31), 19/07/2019
Onychogomphus forcipatus femelle, Parc du confluent Portet sur Garonne (France-31), 19/07/2019
Onychogomphus forcipatus unguiculatus mâle, sur la Drobie (France-07), 19/07/2014
Onychogomphus forcipatus unguiculatus mâle, sur la Drobie (France-07), 19/07/2014
Onychogomphus forcipatus mâle, Portet sur Garonne (France-31), 19/07/2019
Onychogomphus forcipatus mâle, Portet sur Garonne (France-31), 19/07/2019
Onychogomphus forcipatus unguiculatus femelle en fin d'émergence, la Prade (Ardèche-07) sur la Ligne, 15/07/2020
Onychogomphus forcipatus unguiculatus femelle en fin d’émergence, la Prade (Ardèche-07) sur la Ligne, 15/07/2020
Onychogomphus forcipatus mâle, Portet sur Garonne (France-31), 19/07/2019
Onychogomphus forcipatus mâle, Portet sur Garonne (France-31), 19/07/2019
Onychogomphus forcipatus mâle, Sort en Chalosse (France-40), 06/07/2020
Onychogomphus forcipatus mâle, Sort en Chalosse (France-40), 06/07/2020
Onychogomphus forcipatus femelle, Portet sur Garonne (France-31), 19/07/2019
Onychogomphus forcipatus femelle, Portet sur Garonne (France-31), 19/07/2019
Onychogomphus forcipatus unguiculatus mâle, Ardèche (France-07) sur la Drobie, 19/07/2014
Onychogomphus forcipatus unguiculatus mâle, Ardèche (France-07) sur la Drobie, 19/07/2014
Onychogomphus forcipatus unguiculatus mâle, Malbosc (Ardèche-07) sur la Ganière, 14/07/2014
Onychogomphus forcipatus unguiculatus mâle, Malbosc (Ardèche-07) sur la Ganière, 14/07/2014
Onychogomphus forcipatus mâle, Gennes sur Loire (France-49), 17/06/2012
Onychogomphus forcipatus mâle, Gennes sur Loire (France-49), 17/06/2012



Onychogomphus uncatus femelle en ponte

Onychogomphus uncatus femelle en ponte, Montreal (France-07) sur la Ligne, 15/07/2020
Onychogomphus uncatus femelle en ponte, Montreal (France-07) sur la Ligne, 15/07/2020

Évidemment sur cette seule photo il n’est pas possible de deviner que cette femelle Onycogomphus uncatus est en ponte, il faut me faire confiance…
Je n’avais jamais observé de femelle de ce genre en ponte, et si j’ai fait plusieurs photos à la volée, seule celle-ci, qui n’est pas vraiment une action de ponte est correcte. Pierre Juliand qui était avec moi m’a dit qu’il n’avait que très rarement observé cette scène.
Il faut imaginer qu’entre ces instants de vol horizontal elle abaisse soudainement son abdomen pour balancer un ou des paquets d’œufs dans l’eau peu profonde. Le substrat est ici essentiellement tapissé de galets.
On devine que ce lâcher constitue un régal pour les poissons mais les larves issues de ces pontes sauront se camoufler dans le substrat sableux entre les galets où elles devront passer au moins 2 ans accomplissant 12 à 15 stades larvaires.




Stylurus flavipes femelle 1/1

Stylurus flavipes femelle, Siest (France-40), 05/07/2020
Stylurus flavipes femelle, Siest (France-40), 05/07/2020

C’est toujours sur ce site où m’a emmené mon ami Olivier Payen que j’ai rencontré ma première femelle mature Stylurus flavipes ; en réalité pas une seule mais 2, et aussi un mâle, avec en prime un mâle Gomphus graslinii. Le site est un reboisement assez récent, encore clair, le long de la rivière le Luy, un affluent de l’Adour.

Stylurus flavipes femelle, Siest (France-40), 05/07/2020
Stylurus flavipes femelle, Siest (France-40), 05/07/2020

On retrouve les détails qui permettent d’identifier les mâles, comme l’ovale jaune ou le « T » jaune sur le thorax, bien que ce dernier laisse à désirer sur la femelle encore jeune (yeux un peu pâles) ci-dessus. On note les fémurs largement dominés de jaune.
Ci-dessous sur cette femelle bien mature le « T » est plus nette et la coloration des yeux est plus affirmée.

Stylurus flavipes femelle, Siest (France-40), 05/07/2020
Stylurus flavipes femelle, Siest (France-40), 05/07/2020

On considère l’espèce semivoltine, voire partivoltine (1) en fonction de la latitude, c’est-à-dire que le cycle de métamorphoses aquatiques après la ponte dure au minimum 2 ans, voire plus (sans doute jusqu’à 4 ans). Car si l’espèce est présente le long de la côte Atlantique, sa distribution s’étend à des contrées aux températures moins clémentes, jusqu’à l’est de la Sibérie et la Mongolie !

Stylurus flavipes femelle, Siest (France-40), 05/07/2020
Stylurus flavipes femelle, Siest (France-40), 05/07/2020

Le lieu de ponte typique est une zone lente d’une rivière ou d’un fleuve ou le fond est constitué d’un substrat vaseux ou sableux, car les larves au comportement grégaire peuvent s’y enfoncer profondément.
Aussitôt après l’émergence les adultes se dispersent et deviennent difficile à trouver alors que le nombre d’exuvies collectées est souvent très élevés ; ainsi sur certains secteurs de la Loire, près de chez moi, c’est l’exuvie d’anisoptère la plus commune mais il m’aura fallu près de 15 ans pour voir un mâle mature !


-1- Voltinism of Odonata: a review Philip S. Corbet, Frank Suhling & Dagmar Soendgerath, International Journal of Odonatology 9 (2006) : 1-44.


Stylurus flavipes mâle 1/1

Stylurus flavipes mâle, Siest (France-40), 05/07/2020
Stylurus flavipes mâle, Siest (France-40), 05/07/2020

Cela faisait des années que je cherchais à rencontrer des Stylurus flavipes matures. Jusque-là mes prospections sur les bords de la Loire ne m’avaient permis que de trouver de nombreuses exuvies, des sujets en fin d’émergence. Le seul individu volant était une femelle tout juste émergée.
C’est encore dans les Landes que mon ami Olivier m’a emmené sur ses terrains de chasse, en particulier le long du Luy, un affluent de l’Adour.

Stylurus flavipes mâle, Siest (France-40), 05/07/2020
Stylurus flavipes mâle, Siest (France-40), 05/07/2020

On l’identifie assez facilement lorsque l’on peut voir son thorax qui montre généralement un ovale jaune cerné de fortes lignes noires ; ces lignes noires délimitent également un « T » jaune formé par la carène thoracique dorsale et un collier jaune à la partie toute antérieure du thorax.
Les pattes sont jaunes et noires, les fémurs dominés de jaune, ce qui lui vaut son nom scientifique de flavipes et son nom vernaculaire : le Gomphe à pattes jaunes.

Stylurus flavipes mâle, Siest (France-40), 05/07/2020
Stylurus flavipes mâle, Siest (France-40), 05/07/2020

Son abdomen fin est entièrement parcouru d’une ligne jaune et, contrairement à ce qu’on lit parfois, il est nettement dilaté de S8 à S9, moins que pour G. vulgatissimus (dont la face dorsale de S8-S9 est noire), mais plus que pour les autres Gomphus français.
Les cercoïdes le séparent également des Gomphus ; ils sont pointus, divergents mais surtout concaves en dedans.

Ces 3 dernières photos ci-dessus d’un jeune sujet aux yeux pâles et aux ptérostigmas blanchâtres montrent que le fameux ovale jaune n’est pas toujours parfait.

C’est toujours au long du Luy mais cette fois-ci dans le bourg de Sort-en-Chalosse, entre le jeu de pétanque, la route et la rivière, que j’ai trouvé le magnifique sujet ci-dessous : son ovale jaune est bien dessiné !
On devine la face latérale de son thorax, essentiellement jaune, la suture interpleurale n’est souligné que dans sa partie toute inférieure, et la ligne noire la plus postérieure n’est pas fourchue à l’approche du stigmate métathoracique.

Stylurus flavipes mâle, Sort-en-Chalosse (France-40), 06/07/2020
Stylurus flavipes mâle, Sort-en-Chalosse (France-40), 06/07/2020

20 minutes plus tard, sur le même lieu, j’ai pu assister au repas du soir (il est 19 heures) d’un dernier sujet. Les grosses bêtes mangeant les petites, c’est un Platycnemis latipes mâle qui est la victime.

Si on est prudent ils ne sont pas particulièrement difficiles à approcher et tout occupé à terminer son repas il m’a laissé approcher très près et constater la pilosité de sa face :

Stylurus flavipes mâle, Sort-en-Chalosse (France-40), 06/07/2020
Stylurus flavipes mâle, Sort-en-Chalosse (France-40), 06/07/2020



Accueil