Pronotum des femelles du genre Platycnemis

Pronotum des Platycnemis femelles
Pronotum des Platycnemis femelles : de gauche à droite P. acutipennis, P. latipes, P. pennipes

Il est fortement conseillé de cliquer sur les photos pour les agrandir.
Le pronotum des femelles P. acutipennis montre 2 fortes épines divergentes, celui de P. latipes des épines très faibles (sauf exception !), voire une simple tubérosité, quant à P. pennipes il est lisse dépourvu de relief.

Pronotum des femelles Platycnemis (G) acutipennis et Platycnemis latipes (D)
Pronotum des femelles Platycnemis (G) acutipennis et Platycnemis latipes (D)
Pronotum des femelles Platycnemis acutipennis (G) et Platycnemis pennipes (D)
Pronotum des femelles Platycnemis acutipennis (G) et Platycnemis pennipes (D)
Pronotum des femelles Platycnemis latipes (G) et Platycnemis pennipes (D)
Pronotum des femelles Platycnemis latipes (G) et Platycnemis pennipes (D)
accueil-p-latipes-bouton

Platycnemis acutipennis : accouplement en vidéo


Le 25 juin 2011 au Fuilet sur un de mes hot spot, l’Etang des Bruyères.
Si les appareils photos ou leurs objectifs sont « stabilisés » ce n’est pas le cas des libellules qui doivent affronter les conditions météo.
Elles doivent donc souvent se cramponner sévèrement pour ne pas lâcher prise, que ce soit d’ailleurs le mâle sur son support ou la femelle qui ici ne se tient à … rien.
Le plus spectaculaire est de les voir voler en couple par grand vent, ce qu’elles maîtrisent parfaitement. Même en solo le vent nous semble impossible à dominer pour une aussi faible créature.

Autant cela paraît presque naturel pour les « croiseurs » que sont les grands anisoptères, autant cela parait impossible pour ces frêles insectes.

Platycnemis latipes femelle et pronotum 2/2

Platycnemis latipes femelle, pronotum, Montreal (FRance-07), 14/07/2020
Platycnemis latipes femelle, pronotum, Montreal (France-07), 14/07/2020

Il n’y a qu’en cas de doute que le pronotum est nécessaire à l’identification, car son observation nécessite la capture ou des photos difficiles à réaliser en raison de la très petite taille des structures que l’on cherche à mettre en évidence et de la mauvaise volonté relative des sujets 😉 Enfin, cette fois-ci on voit (cliquer sur la photo !) le triangle de la partie postérieure du pronotum et ses 2 dents sublatérales : celle de gauche est très aigüe et étirée, un peu à la façon de P. acutipennis… mais un plan plus large permet de constater que les pattes, avec un trait noir très bref sont bien celles de P. latipes. Celle de droite, beaucoup moins évidente est conforme à ce qu’on attend d’une honnête femelle latipes.
Ces épines sont plus latérales et très puissantes pour P. acutipennis et absentes pour P. pennipes.

Platycnemis latipes femelle, l'Isle sur Tarn (France--81), 08/07/2020
Platycnemis latipes femelle, l’Isle sur Tarn (France–81), 08/07/2020

Heureusement en croisant d’autres critères on parvient à les identifier : la quasi totale absence de noir sur les pattes antérieures et moyennes, le noir sur l’abdomen limité aux derniers segments suffisent en général.

Platycnemis latipes femelle, l'Isle sur Tarn (France--81), 08/07/2020
Platycnemis latipes femelle, l’Isle sur Tarn (France–81), 08/07/2020
Platycnemis latipes femelle, Montreal (France-07), 14/07/2020
Platycnemis latipes femelle, Montreal (France-07), 14/07/2020

Mais ces femelles sont variables et parfois le noir sur l’abdomen est beaucoup plus étendu, comme ci-dessus : mais là encore, le noir sur les crêtes tibiales est très réduit.

Platycnemis latipes femelle, Castelnau-Chalosse (France-40), 04/07/2020
Platycnemis latipes femelle, Castelnau-Chalosse (France-40), 04/07/2020
accueil-p-latipes-bouton