Anax imperator : femelle en ponte 5/5

Anax imperator femelle en ponte, Lugan (France-81), 19/06/2021
Anax imperator femelle en ponte, Lugan (France-81), 19/06/2021

En milieu d’après-midi, le 19 juin 2021, j’ai observé une Impératrice errer à la surface de l’eau sur un étang d’arrosage d’une centaine de mètres de long, bordé sur 2 de ses longueurs par une zone forestière. Au niveau de l’exutoire de nombreuses branches sont arrêtées par la digue et c’est l’endroit qu’a fini par choisir cette femelle pour pondre.

La technique est la même pour nos Aeshnidae européens ; un stylet, que l’on voit très bien ci-dessous, permet de percer le substrat, qu’il s’agisse de végétaux vivants ou de bois mort pourrissant comme ici. L’œuf est inséré ensuite en plaquant l’ovipositeur sur l’orifice ainsi formé et échappe de ce fait à l’observation.

Anax imperator femelle en ponte, Lugan (France-81), 19/06/2021
Anax imperator femelle en ponte, Lugan (France-81), 19/06/2021

Ci-dessous on voit brièvement le travail de cette femelle pour enfoncer ses œufs dans le bois pourrissant, c’est une action qu’elle va répéter des centaines de fois dans la journée…

Aeshna cyanea : ponte en vidéo

Grosse surprise ce 11 novembre 2011, au Fuilet (France-49), que de « tomber » sur une femelle Aeshna cyanea. Après un printemps exceptionnel, l’automne l’est tout autant puisqu’il fait 18 °C ce jour.
D’abord posée, puis dès que je l’ai dérangée, très décidée à pondre, à mes pieds, puis à 40 cm de moi, et revenant sans cesse exactement au même endroit quand ma présence insistante s’avérait trop dérangeante. J’ai fait le premier cliché à 15 heures 41, le dernier 20 minutes plus tard, c’est dire comme la ponte est un impératif absolu qui fait oublier à cette femelle sa propre sécurité.

On voit très bien le stylet qu’elle enfonce dans la terre argileuse de cette ancienne argilière; chaque perforation s’accompagne en principe de la ponte d’un œuf et je suis un peu déçu qu’on ne l’aperçoive pas… Pourquoi fait-elle vibrer ses ailes ? Je ne le sais pas. Tout au long de la ponte, et même avant lorsque je l’ai surprise posée, elle se livrait à cette gymnastique. Pour se réchauffer ? Pourquoi pas !

Comme pour tous les odonates qui pratiquent la ponte endophyte ou exophyte en insertion, ce n’est tout de même pas commode de voir ou l’on pond ! Il faut tâtonner, essayer, s’user le stylet à creuser pour trouver le lieu idéal. Tout cela en vibrant des ailes. L’endroit ou elle pond est une zone peu végétalisée de 15 cm sur 15, environ 50 cm au-dessus du niveau actuel de l’eau d’une mare qui ne fait plus actuellement que 3 ou 4 m².

Les mousses semblent être un support apprécié puisque j’ai vu plusieurs fois des femelles pondre sur les mousses qui recouvrent les pierres entourant ma petite mare.
D’ailleurs le fait que je l’ai trouvée ici autour d’une toute petite pièce d’eau entourée d’arbustes correspond tout à fait à son cadre de vie habituel.
Si la température est exceptionnelle ce jour, malheureusement au moment de ces prises de vue le soleil était caché ce qui enlève bien du charme à ces vidéos.

Pyrrhosoma nymphula : accouplement et ponte

Comme tous les ans de nombreux Pyrrhosoma nymphula émergent de mon bassin; il est donc naturel que j’assiste de temps en temps à des accouplements dans les plantes qui le bordent.
Celui-ci s’est déroulé le 18 mai 2011.

Le 22 mai 2012 après un début de mois pourri, c’est la première ponte à laquelle j’assiste sur ma petite mare. Après plusieurs jours de pluie, enfin du soleil et malgré le vent frais plusieurs couples profitent du soleil qui arrive sur ma mare vers 12 heures.
Ce nénuphar nain a toujours plût aux P. nymphula et les femelles s’ingénient à insérer leurs œufs dans le tissu du végétal à l’aide de leur ovipositeur, en s’immergeant plus ou moins profondément, toujours avec la complicité du mâle.

Cette ponte qui fait suite à la précédente est très statique; on constate seulement de petits mouvements de l’abdomen de la femelle qui cherche, sous l’eau, et surtout sans rien voir, la meilleure position pour implanter ses oeufs, ou son œuf, puisqu’ils sont pondus et placé un par un.
Beaupréau, le 22 mai 2012.