Vietnam 2018 – Heliaeschna uninervulata (Martin, 1909)

Heliaeschna uninervulata mâle, Vietnam, Cuc Phuong, 13/06/2018
Heliaeschna uninervulata mâle, Vietnam, Cuc Phuong, 13/06/2018

Il est 18 heures 30 et la nuit est tombée dans le parc de Cuc Phuong, au sud de Hanoï, lorsque Tom parvient à capturer ce magnifique mâle Heliaeschna uninervulata. Il mesure 68 mm et 55 pour son abdomen peut-on lire dans « Aeschnines. In: Collections zoologiques du Baron Edmond de Sélys-Longchamps, 1909 ».
On note sur ce profil que son œil gauche semble taché; j’ai déjà vu ce genre de tache sur les yeux des odonates mais je ne sais pas à quoi elles correspondent, mais comme on le verra son œil droit est intact. On remarque également la forte touffe de soie portée par la face dorsale de son premier segment abdominal.

Les appendices anaux sont vraiment particuliers; une courte lame supra anale , et 2 longs cercoïdes pointus en forme d’ouvre boîtes (d’autrefois !):

Heliaeschna uninervulata appendices anaux mâle, Vietnam, Cuc Phuong, 13/06/2018
Heliaeschna uninervulata appendices anaux mâle, Vietnam, Cuc Phuong, 13/06/2018
Heliaeschna uninervulata appendices anaux mâle, Martin in Selys, 1909
Heliaeschna uninervulata appendices anaux mâle, Martin in Selys, 1909

Ses yeux sont magnifiques et montrent sous cet éclairage de nombreuses pseudo pupilles:

Heliaeschna uninervulata mâle, Vietnam, Cuc Phuong, 13/06/2018
Heliaeschna uninervulata mâle, Vietnam, Cuc Phuong, 13/06/2018

Heliaeschna uninervulata est un exemple de ces Aeshnidae tardif, qu’on ne trouve qu’en soirée; c’est sans doute pour cette raison qu’il sont parfois perturbés par les lumières artificielles, et dans la grande salle où nous avons pris notre repas ce soir là, un autre mâle désorienté tentait de retrouver l’air libre, parmi des centaines d’insectes qui nous ont intéressé:

Heliaeschna uninervulata mâle, Vietnam, Cuc Phuong, 13/06/2018
Heliaeschna uninervulata mâle, Vietnam, Cuc Phuong, 13/06/2018

Son nom d’espèce vient du fait qu’elle ne montrerait, comme l’écrit Martin, qu’une seule nervure dans le champ médian. Mais d’une part il nous signale que ce n’est vrai que pour 3 ailes sur 4 (la 4° en possédant 2), et d’autre part il mentionne la même singularité plus loin en parlant de l’espace sous médian…
Pour le spécimen ci-dessus on ne peut observer correctement que les ailes droites qui montrent 2 nervures pour l’aile supérieure et une seule pour l’inférieure. Je pense que Martin voulait simplement par ce détail la différencier des autres du même genre qui montrent plus (ou beaucoup plus) de nervures dans cet espace.

Martin a décrit l’holotype à partir d’un sujet de Bornéo et cette espèce est connue depuis les Philippines, l’Indonésie, le Sabah et Sarawak de Malaisie ainsi que Singapour, la Thaïlande, le Myanmar et le Vietnam.

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