Odonates d’Australie – Australian Odonates

Pour l’instant, et ce n’est que provisoire, je l’espère, ces pages ne concernent que le Territoire du Nord (Northern Territory, le Top End) que j’abrégerai souvent « NT », et une toute petite partie de l’Australie-Occidentale (Western Australia).
Le nord, la région de Darwin et le fameux Parc National Kakadu est tropical, avec une saison sèche et une saison humide ; notre séjour se situait à la fin de la saison humide, du 12 avril au 5 mai 2022.
Plus au sud, c’est une région des savanes, avec des rivières, des billabongs (mares formées par les crues de la saison humides) et des ruisseaux ou torrents pérennes dans des zones rocheuses formant de magnifiques chutes et piscines (« rockholes »).
La présence humaine est sporadique dans ces immensités et la chaleur intense (34 à 39 °C) est certainement un frein à l’occupation du territoire.

Très souvent, nous (Phil, Chris, Denis et moi) avons prospecté en forêt, le long des ruisseaux et les conditions de lumière sont souvent difficiles imposant le flash.

Pour l’identification de nos découvertes, il existe un ouvrage de terrain, The Complete Field Guide to Dragonflies of Australia par Günther Theischinger et John Hawking, dont je possède l’édition 2006 ; il a été mis à jour en 2021 et nous espérions tous que cette édition réparerait ses lacunes et serait illustré de façon moderne et utile, avec des photos de terrain ou des dessins utilisables pour l’identification ; en restant aimable on peut dire que ce guide a le mérite d’avoir été réédité…
C’est Phil Benstead, qui avait minutieusement préparé cette prospection, qui nous a apporté ses connaissances, en particulier pour le difficile genre Nososticta.
Ian Endersby a également publié en 2021 un Atlas de distribution qu’il m’a très gentiment envoyé : « The Distribution of Australian Dragonflies » dont la consultation est indispensable. Il faut cependant remarquer que ce travail est basé sur seulement 60.000 données de 325 espèces, ce qui rapporté à la taille de l’Australie est extrêmement faible ; l’Atlas de mon seul département, Maine et Loire, a reposé en 2013 sur 21700 données. Les surprises étaient donc prévisibles.

Les Gomphidae nous ont fait faux bond, sans doute notre séjour était-il trop tardif dans la saison.
Le bilan atteint tout de même 75 espèces (325 en Australie selon les derniers comptages), ce qui n’est pas en soit un score élevé en région tropicale ; cette région d’Australie n’est pas une des plus riches, mais certainement la moins prospectée puisque nous avons eu le privilège de rencontrer et d’immortaliser 3 espèces qui n’avaient jamais été photographiées !

Il faut aussi insister sur le livre de Ian Endersby qui en collaboration avec Heinrich Fliedner s’est attaqué à l’étymologie des noms des libellules Australiennes dans « The Naming of Australia’s Dragongflies » : c’est un ouvrage très intéressant auquel je ferai référence pour chaque espèce.

LestidaeLibellulidae
Indlestes alleni Aethriamanta circumsignata
IsostictidaeAgrionoptera insignis allogenes
Austrosticta fieldi Brachydiplax denticauda
Austrosticta soror Crocothemis nigrifrons
Eurysticta coomalie Diplacodes bipunctata
CoenagrionidaeDiplacodes haematodes
Agriocnemis dobsoni Diplacodes nebulosa
Agriocnemis pygmaea Diplacodes trivialis
Agriocnemis rubricauda Hydrobasileus brevistylus
Argiocnemis rubescens
Austroagrion exclamationis
Austrocnemis maccullochi
Ceriagrion aeruginosum
Ischnura aurora
Ischnura heterosticta
Aeshnidae
Anax gibbosulus
Anax guttatus
Austrogynacantha heterogena
Gynacantha dobsoni
Gynacantha nourlangie
Gomphidae
Austroepigomphus turneri
Ictinogomphus australis
Corduliidae
Hemicordulia intermedia

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