Namibie – Pseudagrion coeleste (Longfield, 1947)

Pseudagrion coeleste mâle, Nambie, Rundu, Okavango river, 10/02/2020
Pseudagrion coeleste mâle, Nambie, Rundu, Okavango river, 10/02/2020

Dans la région de Namibie que nous avons prospectée il y a 3 Pseudagrion très voisins, P. assegaii, P. nubicum et Pseudagrion coeleste. S’il est facile de séparer P. coeleste de P. assegaii par la forme du motif en S2 (en « U » ou en forme de « fer de lance »), il n’en est pas de même pour P. nubicum.
Mais P. nubicum, considéré comme rare en Namibie, n’est pas sensé se trouver dans les zones que nous avons prospectées…

Pseudagrion coeleste mâle, Nambiei, Katima Mulilo, Wenela border post, 16/02/2020
Pseudagrion coeleste mâle, Nambiei, Katima Mulilo, Wenela border post, 16/02/2020

Pseudagrion coeleste mesure 32 à 38 mm selon les sources. Son dessin noir sur le 2° segment abdominal lui fait prend le nom de Catshead Sprite en anglais.
C’est une espèce de rivière dont il fréquente les zones végétalisées et marécageuses.
Ci-dessous à droite, Shitemo sur Omatako river, 21/02/2020, à droite, Bwabwata National Parc, Mahango core area, 20/02/2020.

On le rencontre en Afrique de l’Est de l’extrême sud de la Tanzanie au nord-est de l’Afrique du Sud. Plus à l’ouest, à travers la Zambie et le Zimbabwe il atteint le sud de l’Angola, le nord du Botswana et la bande de Caprivi en Namibie.

Nous avons rencontré de nombreuses femelles qui présentent le gros avantage de porter le même habit coloré que les mâles ce qui simplifie grandement l’identification.
Ci-dessous à gauche à Rundu le 10/02/2020,à droite dans la zone centrale Mahango du Parc National de Bwabwata le 20/02/2020.

Le sujet de gauche est photographié dans ma main car je l’ai repêchée alors qu’elle dérivait sur l’Okavango à Rundu le 11/02/2020.
A droite la femelle qui fait admirer la complexité des motifs de sa face a été prise dans la zone centrale Mahango du Parc National de Bwabwata le 20/02/2020.

Les motifs sombres qu’elles portent sur le 8° et 9° segment, 2 petits triangles, sont également diagnostics de l’espèce ce qui permet, pour une fois, d’identifier les femelles immatures. Certains (rares semblent-ils) sont plus mélaniques et les triangles sont fondus en un seul.
Les 2 photos ci dessous dans le Parc National de Bwabwata, le 230/02/2020.

Voir les couples en reproduction, en ponte ou en tandem comme ici est souvent la meilleure solution pour avoir une idée de l’apparence des femelles, même si dans ce cas l’identification ne pose pas de problème en raison de leur androchromie.
A Rundu sur l’Okavango le 10 et 11 février 2020.




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