
C’est une photo un peu étonnante de ce Platycnemididae, mais je n’en ai pas d’autres. Je m’apprêtais à le photographier posé quand il a décollé et cette photo est finalement un coup de chance, car la scène se déroule très à l’ombre, après un long chemin dans le parc de Cuc Phuong vers des ruisseaux descendant de collines boisées, complètement sous le couvert des arbres.
Coeliccia pulchella a officiellement été décrit en avril 2020 dans « Five new species of Coeliccia Kirby, 1890 from Vietnam (Odonata: Platycnemididae), and information on several other species of the genus », April 2020 Zootaxa 4766(4):501-538, Kompier, Dow & Steinhoff.
La phrase entre crochets ci-dessous n’a plus lieu d’être, mais je la laisse tout de même pour montrer que l’odonatologie est une science vivante et que les découvertes de nouvelles espèces sont encore communes.
[Son nom d’espèce peut aussi étonner ; c’est une nouvelle espèce « species novum » ou « sp. nov. » qui n’a pas encore été publiée et dont le nom ne doit donc pas être diffusé ; d’ailleurs, je ne le connais pas, mais je suppose qu’il doit commencer par un « p » 🙂 ]
Parmi les Coeliccia « jaunes » que nous avons rencontrés, c’est le seul à n’avoir que deux petites taches jaunes sur la face supérieure du thorax.
La femelle, que nous avions rencontrée quelques jours plus tôt à Huu Lien, dans le même type d’environnement, porte quatre taches jaunes.

Finalement, toujours très à l’ombre, le mâle et la femelle à l’œuvre permettent de comparer leur livrée.


Coeliccia pulchella est bien sûr endémique du nord Vietnam.
IUCN Red List
[Je suis incapable de préciser sa taille, dans mon souvenir tous ces Coeliccia se mélangent un peu, et nous aurons d’autres détails quand leur description officielle sera publiée.] Son abdomen mesure 36 mm, appendices anaux inclus soit environ 43 mm au total.