Ghana – Copera guttifera (Fraser, 1950)

Copera guttifera mâle, Ghana, Kakum N. P., 14/01/2026
Copera guttifera mâle, Ghana, Kakum N. P., 14/01/2026

Copera guttifera fait partie des Platycnemididae, et a d’ailleurs été décrit par Fraser (1950) comme Platycnemis guttifera.
Il y a cinq Copera en Afrique, deux seulement au Ghana et nous avons rencontré plus souvent C. sikassoensis.
C’est un genre facile à reconnaître quand on a été en Asie et qu’on y a rencontré Copera marginipes, par exemple : ils ont les pattes vivement colorées, souvent jaunes ou orange, parfois une ponctuation sur le thorax, les yeux largement séparés, des anneaux clairs à la jonction des segments et des ptérostigmas épais et colorés en trapèze.

Copera guttifera mâle, Ghana, Kakum N. P., 14/01/2026
Copera guttifera mâle, Ghana, Kakum N. P., 14/01/2026

On le sépare facilement de C. sikassoensis par sa coloration jaune des pattes et du thorax, et non orange, l’absence de marques bleues sur la tête et la face, les appendices anaux de même longueur, alors que pour C. sikassoensis les inférieurs sont nettement plus longs.

Copera guttifera mâle appendices anaux
Copera guttifera mâle appendices anaux

Fraser nous dit que l’abdomen de Copera guttifera mesure 34 mm, il mesure donc à peine moins de 40 mm au total.
Nous l’avons rencontré que sur une mare en forêt, une mare pas vraiment très profonde mais où il était difficile de se déplacer et tellement riche en espèces nouvelles pour moi, que j’ai oublié d’en faire des photos : C. rubellocerinum, A. maclachlani, T. equivovata, T. camerunensis…

Western Featherleg male, Ghana, Kakum N. P., 14/01/2026
Copera guttifera mâle, Ghana, Kakum N. P., 14/01/2026

La seule femelle, immature, que nous avons rencontrée se tenait dans une de ces dizaines de zones plus facilement pénétrables que j’ai explorées, le long d’un grand chemin forestier. Je dois dire que j’ai hésité avant de trancher entre nos deux Copera pour son identification ; finalement les doubles marques blanches sur l’abdomen sont très semblables à celles du mâle. Les femelles C. sikassoaensis, même celles de la forme « ghost », ne montrent pas ce genre de motif.

Copera guttifera femelle, Ghana, Kakum N. P., 14/01/2026
Copera guttifera femelle, Ghana, Kakum N. P., 14/01/2026

Son aire de distribution s’étend du Libéria au Nigeria. Dans les pays où l’anglais est dominant, on l’appelle Western Featherleg.
IUCN Red List.

Étymologie de Copera guttifera

Copera (Kirby, 1890) serait un terme informel d’origine espagnole ou argentine (suggestion de Rhainer Guillermo, professeur de Sciences Biologiques au Brésil), issu du latin Copa, pour « tenancière de cabaret » et à l’époque de Kirby, les clients masculins de ces établissements désignaient ainsi les danseuses. Il est vrai que le comportement en vol de ces Platycnemididae avec leurs pattes qui restent tendues, ou plutôt qui ne sont pas repliées, leur aptitude à sembler « butiner » ou à voler de façon saccadée, pourrait s’apparenter à une danse…
Guttifera, du latin gutta qui signifie goutte et du verbe ferre, qui signifie porter. Ces gouttes sont bien sûr les ponctuations sur le thorax.

Fraser, 1950Report on a collection of Odonata from Liberia – Bulletin Institut francais Afrique noire, 12, 611-624.

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