Austrogynacantha heterogena (Tillyard, 1908)

Austrogynacantha heterogena mâle, Australie Occidentale, Parry Creek (Kununurra), 24/04/2022
Austrogynacantha heterogena mâle, Australie Occidentale, Parry Creek (Kununurra), 24/04/2022

C’est dans une forêt claire, à quelques dizaines de mètres d’une rivière qui s’étalait en large étang, Parry Creek, que j’ai découvert cet Aeshnidae. L’endroit était envahi de moustiques, insupportable, et nous avons dû rebrousser chemin une première fois, pour chercher notre répulsif.
D’autres gêneurs ont eu le bon goût de ne pas se manifester. Et c’est en se reculant un peu en forêt qu’on était mieux placé pour surprendre les odonates 😉
Malheureusement sa position, en plus à contre-jour, ne permettait pas de multiplier les angles de prise de vue. Et toutes mes photos sont mal exposées.

Austrogynacantha heterogena mâle, Australie Occidentale, Parry Creek (Kununurra), 24/04/2022
Austrogynacantha heterogena mâle, Australie Occidentale, Parry Creek (Kununurra), 24/04/2022

C’est le seul individu de cette espèce que nous rencontrerons et je ne connais rien de son comportement, si ce n’est qu’elle est sensée, comme de nombreux Aeshnidae, être crépusculaire ; son nom local est Australian duskhawker. Sa longueur totale est de 60 mm.
Son originalité est qu’elle est la seule espèce de son genre (monotypique).
L’espèce est répandue dans toute l’Australie, sauf l’extrême Sud-Est. On la trouve également en Nouvelle-Calédonie.

Austrogynacantha heterogena mâle, Australie Occidentale, Parry Creek (Kununurra), 24/04/2022
Austrogynacantha heterogena mâle, Australie Occidentale, Parry Creek (Kununurra), 24/04/2022

Austrogynacantha : Austro (du latin Auster), pour Sud. Gynacantha est formé de 2 mots grecs signifiant « femelle ou femme » et « épine » soulignant l‘épine que l’on observe sous le 10° segment abdominal des femelles des espèces de ce genre (ou plus exactement du genre Gynacantha pour Selys, comme on va le voir plus loin).
Heterogena vient d’un mot grec signifiant d’une sorte ou d’une race différente. Car lorsque Selys a décrit l’espèce sous le nom de Gynacantha heterogena depuis une unique femelle de sa collection, sa petite talle, ses marques différentes et sa coloration lui semblait bien exiger la création d’un nouveau genre ; cependant ce n’est pas le mode de fonctionnement de Selys de créer un nouveau genre à partir d’une unique femelle qui présentait finalement tous les caractères essentiels pour faire partie des Gynacantha (1).

-1- The Naming of Australia’s Dragonflies, Ian Endersby & Heinrich Fliedner, Busybird Publishing 2015

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