Orthemis schmidti (Buchholz, 1950)

Orthemis schmidti est certainement le Libellulidae le plus commun dans cette zone du Pérou. Mais nous ne l’avons presque exclusivement rencontré que sur la rivière, posé le plus souvent sur des piquets taillés par les pêcheurs et enfoncés dans la vase des rivières. Et malgré cette abondance, je n’ai que très peu de photos, car il n’est pas facile de les approcher, ni de faire des photos depuis une pirogue en mouvement.
On peut penser, en le voyant ainsi, qu’il est facile à identifier avec son thorax rose-violacé qui contraste avec son abdomen rouge (Red-tailed skimmer en anglais). Mais, d’une part le contraste n’est pas toujours aussi évident et d’autre part l’angle de prise de vue, la lumière, le rendu de mon appareil photo Canon, ne favorisent pas forcément la constatation de cette caractéristique, comme on peut s’en rendre compte ci-dessous.

Mais en cliquant sur la photo ci-dessus, on peut observer un autre critère d’identification de cette espèce ; les première veines transverses sous-costales sont rouges, ce qu’on ne voit bien que sur l’aile antérieure droite.
Il mesure 46 à 50 mm, avec une aile postérieure de 29 mm.
J’ai hésité avec O. discolor pour la photo ci-dessous à droite, mais on devine aussi de veines teintées de rouge sur l’aile antérieure gauche.

Il aime se poster au sommet des rameaux et des tiges émergentes pour surveiller son territoire.
Je ne l’avais rencontré au Brésil ou en Colombie que sur des étangs ou des marais, amis il fréquente aussi les rivières lentes.

Les femelles ressemblent aux femelles O. discolor ou aequilibris et si elles montrent également cette bande claire sur la face dorsale du thorax, leur thorax est parcouru latéralement d’une série de bandes claires verticales.

On rencontre Orthemis schmidti du Costa Rica au nord au Brésil et à la Bolivie au sud.
Noter l’abdomen massif des femelles, l’extrémité des ailes très légèrement teintées, pour les mâles et les femelles.

J’ai observé 2 accouplements ; ils sont très brefs, quelques secondes ou une dizaine, en vol.

Aussitôt après, la femelle la femelle cherche un lieu de ponte, sous la surveillance étroite du mâle.
Sur les photos ci-dessous, on voit le mâle, presque au contact de la femelle, celle-ci percutant la surface de l’eau de son abdomen pour y larguer ses œufs, générant des ondes à la surface.

Étymologie
Orthemis, du grec ortho, –droit et de Themis, la déesse de L’Ordre et de la Justice, fréquemment utilisé pour nommer des Libellulidae, par imitation de ce que faisaient les anciens en utilisant des noms issus de la mythologie. On lit dans Hagen (1861) qui a créé le genre : « Le premier secteur du triangle rectiligne « , une caractéristique du genre.
Schmidti ; on lit dans la description de Buchholz (1) : »Benannt zu Ehren des Entdeckers der Art, des bekannten deutschen Libellenforschers, Dr. ERICH SCHMIDT, Bonn. » Soit « Nommé en l’honneur du découvreur de l’espèce, le célèbre odonatologue allemand , le Dr. ERICH SCHMIDT, Bonn. »

-1 Karl Friedrich Buchholz (1950). « Zwei neue Orthemis-Arten (Odonata, Libellulinae)« . Bonner zoologische Beiträge. 1: 79–82

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