Pérou – Telebasis inalata (Calvert, 1961)

Telebasis inalata mâle, Pérou, Tabano Lake, 23/08/2023
Telebasis inalata mâle, Pérou, Tabano Lake, 23/08/2023

Telebasis inalata est un des 60 Telebasis actuellement reconnus, mais ce n’est qu’un des quatre que nous contacterons pendant ce séjour. La rencontre a été brève et à distance, à deux reprises, sur deux étangs, car lac est un bien grand mot pour ces étendues qui sont des pièces d’eau dues aux débordements saisonniers de l’Amazone.
Il a été décrit par Calvert(1), à partir d’une femelle, sous le nom d’Aeolagrion inalatum et transféré dans le genre Telebasis par Dunkle en 1991. L’abdomen de la femelle mesure 17 mm, sa longueur totale doit atteindre environ 22 mm, un peu plus petit que T. filiola auquel il ressemble beaucoup, mais qui ne serait pas présent au Pérou.

La rencontre avec un tandem est toujours très intéressante, car elle permet d’identifier les femelles, ce qui est souvent très difficile en dehors de la présence des mâles. Si le pattern thoracique semble identique, l’abdomen est bien différent…

Telebasis inalata tandem, Pérou, Cocha Trabix, 13/08/2023
Telebasis inalata tandem, Pérou, Cocha Trabix, 13/08/2023

C’est une espèce d’eaux stagnantes qui paraît affectionner les étangs abondamment garnis de Pistia stratiotes (laitue d’eau, une espèce envahissante interdite en France).
Sa distribution s’étend du nord de l’Équateur au nord-est de l’Argentine, incluant partiellement la Bolivie et le Paraguay.
IUCN Red List

Étymologie
Telebasis (3),
des mots grecs tele, –loin et basis, – base et reflète la longue pétiolation de l’aile.
Inalata ; l’origine est expliquée par Calvert(1) : « The specific name proposed, inalatum, refers to the absence of lateral wings on the hind prothoracic lobe such as are stated by E. B. Williamson to exist in Aeolagrion dorsale (Burmeister). Le nom d’espèce proposé, inalatum, se réfère à l’absence d’ailes latérales sur le lobe postérieur du prothorax, tel qu’elles sont données présentes par E.B. Williamson pour Aeolagrion dorsale (Burmeister) [Hind lobe laterally winged]« . Calvert, pensant avoir affaire à un Aeolagrion, insistait sur forme différente du pronotum.
Le changement de genre, de inalatum vers inalata est dû à l’accord fait respectivement avec Aeolagrion puis Telebasis.

1- CALVERT, P. 1961. Adult Odonata of the Catherwood Peruvian-Amazon expedition. Proc. Acad. nat. Sci. Phil. 113(1) : 1-20.
2- Rosser W. Garrison (2009) : A synopsis of the genus Telebasis (Odonata: Coenagrionidae), International Journal of Odonatology, 12:1, 1-12, p88.
3- Heinrich Fliedner, Ian Endersby, The Scientific Names of North American Dragonflies – Busybird Publishing, 2019

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