Lestes virens femelle 3/4 : l’écaille vulvaire

Lestes virens femelle écaille vulvaire, Le Fuilet (France-49), 01/07/2012
Lestes virens femelle écaille vulvaire, Le Fuilet (France-49), 01/07/2012

Une telle photo peut paraître très « technique » pour les débutants, mais c’est un élément essentiel, voire incontournable pour l’identification des sujets émergents ou très jeunes, en particulier entre Lestes virens virens et Lestes barbarus, avant que la couleur des ptérostigmas ne s’affirme. Il faut bien sûr de bonnes photos ou une loupe en ayant capturé le sujet.
Pour Lestes virens l’écaille est pointue, pour Lestes barbarus elle est arrondie ou même aplatie dans sa partie terminale.

Lestes barbarus femelle émergente : écaille vulvaire

Lestes barbarus femelle émergente, Guérande (France-44), 29/05/2014
Lestes barbarus femelle émergente, Guérande (France-44), 29/05/2014

Chez un sujet aussi jeune la seule confusion possible est avec Lestes virens, quand on a constaté que l’arrière de la tête n’est pas coloré. Mais dans le Maine et Loire, nous n’avons que la sous-espèce (ou la forme) Lestes virens vestalis, qui se différencie de Lestes virens virens et de Lestes barbarus par le fait que la coloration métallique sur la face latérale du thorax atteint la suture métapleurale.
En Maine-et-Loire il n’y a donc pas de doute mais plus au sud on rencontre la sous-espèce Lestes virens virens qui de plus peut présenter une large bande antéhumérale claire, large comme celle des Lestes barbarus ! Pierre Juliand signale également qu’en Ardèche leurs ptérostigmas sont assez trompeurs, faussement bicolores à la façon de L. barbarus, et que seul l’écaille vulvaire permet de trancher :

Lestes barbarus femelle émergente, écaille vulvaire, Guérande (France-44), 29/05/2014
Lestes barbarus femelle émergente, écaille vulvaire, Guérande (France-44), 29/05/2014

Ici l’écaille vulvaire de Lestes barbarus est courte et ne montre pas de pointe aigüe comme celle de Lestes virens.

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