Namibie – Orthetrum julia (Kirby, 1900)

Orthetrum julia mâle, Namibie, Waterberg National Park, 08/02/2020
Orthetrum julia mâle, Namibie, Waterberg National Park, 08/02/2020

Orthetrum julia est localisé en Namibie et le parc national du plateau de Waterberg est une de ces zones. Il est appelé Orthetrum julia falsum alors qu’en Afrique du Sud, dans la région du Cap on décrit une espèce différente Orthetrum julia capicola; ce sont très certainement 2 espèces différentes distinguées plus facilement distinguées par leur nom anglais, la première Julia Skimmer (celle présente en Namibie) et l’autre Cape Skimmer.
Mais Orthetrum julia falsum se distingue facilement de tous les autres Orthetrum de la région par ses ptérostigmas très sombres (le Cape Skimmer possède des ptérostigmas clairs).

Orthetrum julia mâle, Namibie
Orthetrum julia mâle, Namibie, Waterberg National Park, 08/02/2020

Il ressemble aussi beaucoup à Orthetrum brachiale et stemmale dont on le sépare aussi (hormis les ptérostigmas) par le nombre de cellules dédoublées au dessus de la veine radiale supplémentaire (Rspl). Pour O. stemmale on en compte 11 à 29 (total des 4 ailes), pour O. brachiale elles sont « nombreuses » (sans doute en nombre comparable à O. stemmale) alors que pour O. julia il n’y a a pas ou seulement une ou 2 par aile.
Il n’est pas toujours facile de compter les cellules dédoublées dans la Rspl… Le sujet ci-dessus n’en montre qu’une au total des 3 ailes car je ne parviens pas à compter celles de l’aile postérieure droite malgré d’autres photos. Le sujet de la première photo en comptait 2 pour les 4 ailes. Ci-dessous cet autre mâle n’a pas de cellule dédoublée.

Orthetrum julia mâle, Namibie, Waterberg National Park, 08/02/2020
Orthetrum julia mâle, Namibie, Waterberg National Park, 08/02/2020

Il mesure en moyenne 44 mm.
Il fréquente les rivières et les ruisseaux et semble peu adapté aux mares saisonnières car la durée de développement de sa larve est d’environ 60 jours.
Ci-dessous un mâle immature qui montre un pattern abdominal spécifique, avec les segments 7 à 9 complètement noirs.

Orthetrum julia mâle immature, Namibie, Waterberg National Park, 08/02/2020
Orthetrum julia mâle immature, Namibie, Waterberg National Park, 08/02/2020

Enfin une femelle ou l’on retrouve les segments 7 à 10 noirs contrastant avec les appendices anaux blancs. On note également les importantes expansions ventrales du 8° segment.

Orthetrum julia femelle, Namibie, Waterberg National Park, 08/02/2020
Orthetrum julia femelle, Namibie, Waterberg National Park, 08/02/2020

Un mois et demi après avoir rédigé cet article je rajoute cette femelle en ponte. Bien qu’elle ait été identifiée sur place, toujours le 08/02/2020 près du plateau de Waterberg, comme Orthetrum julia, j’ai eu des doutes et j’ai voulu en faire une femelle O. abbotti. Mais quelques conseils m’ont rendu la raison, en particulier la couleur des yeux (marron et bleu en dessous pour O. abbotti femelle), les motifs thoraciques affirmés alors que ceux d’O. abbotti sont très discrets, et les cercoïdes blancs (ceux d’O. abbotti ne le sont pas). Mais comme on peut le constater, le motif abdominal des derniers segments n’est pas classique pour O. julia.

Il occupe tout le sud de l’Afrique du Sénégal à la Somalie jusqu’à l’Afrique du Sud sauf le désert du Kalahari et curieusement le sud de l’Angola et la bande de Caprivi en Namibie (IUCN et Suhling et Martens).4




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