
Il y a pourtant 7 Gynacantha au Ghana (13 en Afrique) mais j’avais déjà rencontré Gynacantha cylindrata au Bénin, en 2008. Heureusement nous en contacterons une autre à plusieurs reprises, G. bullata.
Nous avons cherché ces espèces nocturnes le matin (avant que les autres espèces ne soient actives), le long des sentiers de débardage, en entrant en forêt dès que la végétation le permettait, inspectant les branches, les arbustes, les lianes verticales ; en effet, on les trouve toujours pendant verticalement le long d’un support.
Il est très proche de G. vesiculata que nous espérions rencontrer ; il s’en distingue, entre autres, par ses appendices anaux. Ceux-ci présentent une profonde excavation avant l’apex (l’extrémité apparaissant triangulaire), cette excavation étant précédée par une importante touffe de soies.
La photo ci-dessous est un agrandissement d’une des photos présentées et est donc de très mauvaise qualité… mais suffisante pour confirmer l’identification.

Karsch donne la longueur de l’abdomen du mâle, 60 mm ; l’insecte entier mesure environ 81 à 82 mm (l’équivalent d’un bel Anax imperator).
On le trouve en général en dehors de sa zone de reproduction, qui sont des mares, souvent temporaires, en forêt ; ils sont crépusculaires (grands yeux), volant à l’aube ou à la tombée de la nuit, sous la pluie parfois, et restent dans la végétation dans la journée.
On le trouve de la Guinée à l’ouest à l’Ouganda à l’est, et au sud du Gabon à la Tanzanie.
IUCN Red List.
En anglais, il prend le nom de Greater Girdled Duskhawker soulignant qu’il est plus grand que G. bullata.

Étymologie Gynacantha cylindrata
Le terme Gynacantha (voir Endersby & Fliedner) a été créé par Rambur à partir de deux mots grecs : gyne pour femelle et acantha pour épine, car les femelles de ce genre portent 2 épines sous le 10ᵉ segment. Rambur écrit : « … dernier segment chez les femelles, saillant et prolongé inférieurement, garni d’épines longues (2 à 3 seulement dans les espèces que je connais)« .
Cylindrata, du latin cylindrus pour cylindre et du suffixe -atus signifiant doté de, pour son « abdomen cylindrique, non renflé à la base » [quand on le compare à Gynacantha bullata].
Endersby Ian & Fliedner Heinrich — The Naming of Australia’s Dragonflies – Busybird publishing.
Karsch,1891 – Kritik des Systems der Aeschniden. Entomologische Nachrichten, Vol. 17, issue 18, 273-290 – P. 282.
Karsch,1891 – Acht neue Aeschniden – Entomologische Nachrichten, vol. 17, issue 20, 305-313 – P. 308.