Erythromma najas femelle : pronotum

Erythromma najas femelle, Gennes sur Loire (France-49), 12/05/2013

Les pronotum des femelles Erythromma najas est très particulier et sur une vue supérieure, il évoque un « M » aplati ou une « mouette ».

Erythromma najas femelle, Chanteloup les bois (France-49), 20/08/2011
Erythromma najas femelle, Chanteloup les bois (France-49), 20/08/2011

Et même si pour nous tromper elle se pare de taches postoculaires à la façon de Erythromma lindenii, personne ne se laisse abuser, tant le bord postérieur du pronotum, relevé, est caractéristique.

Erythromma najas femelle, Gennes sur Loire (France-49), 12/05/2013
Erythromma najas femelle, Gennes sur Loire (France-49), 12/05/2013

Bien sûr, la forme du pronotum, élément structurel, permet l’identification dès l’émergence, avant que n’importe quel autre critère puisse apparaître :

Erythromma najas femelle, Chanteloup les Bois (France-49), 23/07/2011
Erythromma najas femelle, Chanteloup les Bois (France-49), 23/07/2011
Erythromma najas femelle, Chanteloup les bois (France-49), 20/08/2011
Erythromma najas femelle, Chanteloup les bois (France-49), 20/08/2011

Coenagrion puella : pronotum femelle

Coenagrion puella femelle, lac du Verdon (France-49), 06/07/2013
Coenagrion puella femelle, lac du Verdon (France-49), 06/07/2013

Quels que soient les critères que l’on utilise pour identifier les femelles de Coenagrion, l’arbitre reste le pronotum.
Avec ou sans taches latérales, le bord postérieur de ce pronotum de Coenagrion puella femelle est classiquement décrit en accolade. Mais attention, il s’agit du bord postérieur, sans tenir compte de la forme de la coloration qui l’agrémente !
C’est ce qui le différencie de la femelle la plus proche, Coenagrion mercuriale, dont le bord postérieur du pronotum est rectiligne (hormis une pointe médiane) et qui présente (toujours ?) 2 taches latérales.

Coenagrion puella femelle, Beaupréau en Mauges (France-49), 19/05/2021
Coenagrion puella femelle, Beaupréau en Mauges (France-49), 19/05/2021

En dehors de la belle accolade, on remarque sur cette jeune femelle, les petites billes des larves d’Arrenurus papillator, un hydracarien parasite, qui cachées sous les fourreaux alaires de la larve de l’odonate, ont profité de l’émergence récente pour venir se fixer sur la cuticule afin de se nourrir d’hémolymphe. Je suis assez surpris de la présence de ce parasite, car la photo a été faite à quelques mètres de la rivière Èvre, après la chaussée d’un ancien moulin ou l’eau est très agitée ; j’ai plutôt l’habitude de constater la présence de ces passagers sur les sujets issus de mares ou d’étangs, en tout cas de systèmes lentiques.

Noter également la fine ligne colorée qui unit les taches postoculaires ; sa finesse ou son absence est une caractéristique qui sépare les femelles C. puella de C. mercuriale pour laquelle elle est toujours présente et souvent très marquée.