Erythromma lindenii : repas 2/2

Erythromma lindenii mâle, repas, Jallais (France-49), 18/07/2021
Erythromma lindenii mâle, repas, Jallais (France-49), 18/07/2021

Que mange ce mâle Erythromma lindenii : j’ai malheureusement pris la photo un peu tard et l’identification est quasi impossible ; peut être un Nématocère, un Chironomidae ?



Erythromma lindenii mâle en émergence 2/2

Je n’ai réussi à faire de photos correctes que 13 minutes après la précédente, sans doute une dizaine de minutes après son envol. Toujours avec un sujet très méfiant qui se déplaçait de support en support.

Une fois que les couleurs se sont affirmées, la bande antéhumérale est bien visible et Erythromma najas est définitivement hors-jeu, comme le confirme son pronotum.

Erythromma lindenii mâle en émergence, Le Fief Sauvin (France-49), 23/05/2010
Erythromma lindenii mâle en émergence, Le Fief Sauvin (France-49), 23/05/2010

J’ai malheureusement été obligé d’abandonner l’observation, mais j’ai tout de même eu la chance d’observer ce que je rencontrerai de temps en temps plus tard, surtout bien visible pour les anisoptères, l’émission de gouttes d’hémolymphe.

Erythromma lindenii mâle en émergence, Le Fief Sauvin (France-49), 23/05/2010
Erythromma lindenii mâle en émergence, Le Fief Sauvin (France-49), 23/05/2010

Il ne faut pas oublier que ce jeune imago vient de sortir de l’eau ; il s’est servi de cette hémolymphe pour augmenter la pression de son abdomen et de ses ailes, pour les dilater et les étendre. Il a maintenant atteint sa taille définitive et cet excès d’hémolymphe est éliminé par son anus et ces gouttes, à l’échelle d’un zygoptère représente un gain de poids significatif pour le vol.



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Erythromma lidenii mâle en émergence 1/2

La scène se déroule sur la rivière l’Èvre, sur un nénuphar, malheureusement un peu loin de la berge pour la qualité des photos … La première est faite à 11 heures 34, la dernière à 11 heures 56.
Si au début je n’ai aucune idée de l’espèce, dès que les longs cercoïdes apparaissent le choix se restreint sérieusement ; j’espère quelques instants que ce soit Erythromma najas, qu’en 2010 j’avais alors très peu rencontré et dont quelques sujets étaient postés sur les nénuphars, encore plus loin de la rive.

Dès que j’ai pu vérifier sur l’écran de l’appareil photo, j’ai constaté que les cercoïdes étaient nettement concaves, ce qui éliminait Erythromma najas et qualifiait Erythromma lindenii, l’Agrion aux longs cercoïdes.
Quelques minutes après cette dernière photo, alors que je pensais qu’il allait prendre le temps de sécher encore, il a décollé pour se poser sur un talus. J’ai eu des difficultés à le rejoindre, le faisant décoller à plusieurs reprises avant d’arriver à faire des photos à nouveau, ce que l’on peut voir à la page suivante…