Lestes virens : curiosité 2/2

Lestes virens mâle capturant un couple d’Ischnura elegans, le Fuilet (France-49), 31/08/2009

C’est au bord d’une ancienne argilière que j’ai surpris ce trio se déplaçant maladroitement de touffes de joncs en touffes de jonc ; je n’ai eu que quelques secondes pour faire trois photos identiques, avant que l’ensemble ne traverse la mare pour aller se poser hors de ma vue.
On se demande ce qui peut pousser un mâle Lestes virens à capturer un couple d’Ischnura elegans in copula en cramponnant le mâle comme il attrape normalement les femelles de son espèce ? L’explication scientifique actuellement en vogue est qu’il est parfois plus économique sur le plan énergétique, pour le mâle, de capturer d’abord et de réfléchir ensuite, surtout dans un environnement pauvre en femelles de sa propre espèce, où il pourrait passer des dizaines de minutes ou plus, sur les ailes, à explorer les lieux. Et il est vrai que les femelles Lestes virens sont rarement vues (par les humains en tout cas) dans ma région, et que j’en ai très peu en photo, en dehors des accouplements et des pontes.

Personnellement cette explication me laisse rêveur quand de nombreux articles scientifiques insistent sur l’exceptionnelle vision des odonates …
Si des lecteurs ont une autre explication, je serais très intéressé.

Une réflexion sur « Lestes virens : curiosité 2/2 »

  1. Vraiment surprenant et incroyable. L’explication de certains scientifiques paraît vraisemblable quant à la rareté des femelles mais non quant à une « erreur ». Il me paraît plus vraisemblable qu’il pourrait s’agir d’une réaction de désoeuvrement, cette prise-là à défaut d’une autre normale, manifestation d’une impulsion qui ne peut être satisfaite. Ah, si les animaux pouvaient parler !

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