Epitheca bimaculata : émergence d’un mâle, diaporama 2/3

Les photos précédentes sont reprises en diaporama qui permet sans doute de mieux saisir l’évolution de l’émergence. En laissant le pointeur sur la première image, une double flèche apparaît en haut à droite ; en cliquant dessus le diaporama est en plein écran !

Epitheca bimaculata : émergence d’un mâle

epitheca-bimaculata-larve-emergente-1
Epitheca bimaculata larve mâle, Coligny (France-01), 08/05/2021
Epitheca bimaculata larve mâle, Coligny (France-01), 08/05/2021
Epitheca bimaculata, émergence, Coligny (France-01), 08/05/2021
Epitheca bimaculata, émergence, Coligny (France-01), 08/05/2021
Epitheca bimaculata, émergence, Coligny (France-01), 08/05/2021
Epitheca bimaculata, émergence, Coligny (France-01), 08/05/2021
Epitheca bimaculata, émergence, Coligny (France-01), 08/05/2021
Epitheca bimaculata, émergence, Coligny (France-01), 08/05/2021
Epitheca bimaculata, émergence, Coligny (France-01), 08/05/2021
Epitheca bimaculata, émergence, Coligny (France-01), 08/05/2021
Epitheca bimaculata, émergence, Coligny (France-01), 08/05/2021
Epitheca bimaculata, émergence, Coligny (France-01), 08/05/2021
Epitheca bimaculata, émergence, Coligny (France-01), 08/05/2021
Epitheca bimaculata, émergence, Coligny (France-01), 08/05/2021
Epitheca bimaculata, émergence, Coligny (France-01), 08/05/2021
Epitheca bimaculata, émergence, Coligny (France-01), 08/05/2021
Epitheca bimaculata, émergence, Coligny (France-01), 08/05/2021
Epitheca bimaculata, émergence, Coligny (France-01), 08/05/2021
Epitheca bimaculata, émergence, Coligny (France-01), 08/05/2021
Epitheca bimaculata, émergence, Coligny (France-01), 08/05/2021
Epitheca bimaculata, émergence, Coligny (France-01), 08/05/2021
Epitheca bimaculata, émergence, Coligny (France-01), 08/05/2021

Epitheca bimaculata : une émergence complète 1/3

Le 8 mai 2021 mon ami Régis Krieg-Jacquier m’a fait découvrir l’étang de Fougemagne à Coligny, dans l’Ain.
Dix minutes après être descendus de voiture, à 30 mètres du parking, nous avons découvert cette larve dans un angle de la digue, à 3 mètres de la berge

L’identification de la larve est immédiate ; elle est la seule à porter 2 épines sur le front. Elle partage avec Cordulia aenea, autre Corduliidae, des bandes noires sur le thorax, mais elle porte de spectaculaires épines dorsales sur les segments abdominaux et les épines latérales du 9° segment sont singulièrement longues.

La première photo est faite à 10 heures 31, les yeux apparaissent sur la 4° photo à 10 heures 48 (un clic sur les photos les ouvre en pleine page).

Je trouve la 5° photo (10:48) spectaculaire et amusante : elle simule un alien, les ocelles se prenant pour des yeux, dévorant une substance qui s’écrase sous sa gueule… 😱 A 10:49 la tête est dégagée et les trachées, fils blancs, deviennent bien visibles.

Les photos ci-dessous s’échelonnent de 10:49 à 11:07.
Le thorax s’extrait progressivement ; c’est une succession de brèves tractions avec de longues minutes d’inactivité pendant lesquelles j’ai pu faire toute une série de photos très rapprochées que je montrerai ailleurs.

Entre la 5° et 6° photo se produit l’instant qu’il ne faut pas rater, le spectaculaire retournement, où la larve, telle un gymnaste, se redresse, cramponne son exuvie et extrait le reste de son abdomen. Ce que j’ai manqué, car occupé dans les secondes précédentes à faire des gros plans, l’objectif monté sur mon appareil photo ne me permettait pas de cadrer assez large…
La dernière photo montre les appendices anaux mâles, spectaculairement divergents.

Les 6 photos suivantes se déroulent de 11:08 à 11:34.
L’émergence se déroulant au pied d’un grand arbre la luminosité varie, car le soleil suit sa route à la limite de la couronne de feuilles. Mais cela ne dérange pas le néonate, pardon le néoodonate.
Les ailes compressées dans leurs étuis larvaires s’étendent progressivement sous la pression de l’hémolymphe et en quelques minutes, elles sont déjà plus longues que l’abdomen.

Progressivement les ailes deviennent hyalines et l’abdomen s’étire à son tour. Noter la différence entre la dernière photo ci-dessus et la première ci-dessous entre lesquelles il s’est écoulé 23 minutes. Mais les transformations prennent plus de temps et si la première de cette dernière série a été prise à 11:57, la dernière, avant l’envol l’a été a 13:27.

À 13:09 on observe une première tentative d’écarter les ailes, mais elles se replient, pour ne s’ouvrir vraiment qu’à 13:19, soit 2 heures et demie après que la larve a déchiré son enveloppe.
Il semble ne rien se passer pendant un long moment ; on estime que les ailes se durcissent pour se préparer au vol inaugural. Aussi décidons-nous vers 13 heures 30 d’explorer les berges un peu plus loin.

À 14 heures 01 il ne reste que l’exuvie sur les herbes.

Erythromma lindenii mâle en émergence 2/2

Je n’ai réussi à faire de photos correctes que 13 minutes après la précédente, sans doute une dizaine de minutes après son envol. Toujours avec un sujet très méfiant qui se déplaçait de support en support.

Une fois que les couleurs se sont affirmées, la bande antéhumérale est bien visible et Erythromma najas est définitivement hors-jeu, comme le confirme son pronotum.

Erythromma lindenii mâle en émergence, Le Fief Sauvin (France-49), 23/05/2010
Erythromma lindenii mâle en émergence, Le Fief Sauvin (France-49), 23/05/2010

J’ai malheureusement été obligé d’abandonner l’observation, mais j’ai tout de même eu la chance d’observer ce que je rencontrerai de temps en temps plus tard, surtout bien visible pour les anisoptères, l’émission de gouttes d’hémolymphe.

Erythromma lindenii mâle en émergence, Le Fief Sauvin (France-49), 23/05/2010
Erythromma lindenii mâle en émergence, Le Fief Sauvin (France-49), 23/05/2010

Il ne faut pas oublier que ce jeune imago vient de sortir de l’eau ; il s’est servi de cette hémolymphe pour augmenter la pression de son abdomen et de ses ailes, pour les dilater et les étendre. Il a maintenant atteint sa taille définitive et cet excès d’hémolymphe est éliminé par son anus et ces gouttes, à l’échelle d’un zygoptère représente un gain de poids significatif pour le vol.

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Erythromma lidenii mâle en émergence 1/2

La scène se déroule sur la rivière l’Èvre, sur un nénuphar, malheureusement un peu loin de la berge pour la qualité des photos … La première est faite à 11 heures 34, la dernière à 11 heures 56.
Si au début je n’ai aucune idée de l’espèce, dès que les longs cercoïdes apparaissent le choix se restreint sérieusement ; j’espère quelques instants que ce soit Erythromma najas, qu’en 2010 j’avais alors très peu rencontré et dont quelques sujets étaient postés sur les nénuphars, encore plus loin de la rive.

Dès que j’ai pu vérifier sur l’écran de l’appareil photo, j’ai constaté que les cercoïdes étaient nettement concaves, ce qui éliminait Erythromma najas et qualifiait Erythromma lindenii, l’Agrion aux longs cercoïdes.
Quelques minutes après cette dernière photo, alors que je pensais qu’il allait prendre le temps de sécher encore, il a décollé pour se poser sur un talus. J’ai eu des difficultés à le rejoindre, le faisant décoller à plusieurs reprises avant d’arriver à faire des photos à nouveau, ce que l’on peut voir à la page suivante…