Erythromma najas : accouplement en vidéo

16 secondes d’un accouplement, le 28 mai 2011 sur les rives de l’étang de Péronne à Chanteloup les bois (France-49).
C’est la plus grosse station d’Erythromma najas que j’ai rencontrée dans les Mauges; sur l’Evre, en différents lieux, sur quelques étangs j’avais aperçus quelques individus, une douzaine à la fois tout au plus.

L’étang de Péronne s’étend sur 37 ha, avec une zone « idéale » de marais et d’herbes hautes, entouré par la forêt de Nuaillé.
Plusieurs stations sur les berges accueillent certainement plusieurs centaines d’individus.




Coenagrion puella : accouplement et ponte en vidéo

Coenagrion puella accouplement, Le Puiset Doré (France-49), 02/06/2011

Le 2 juin 2011, au Puiset Doré, ce couple perpétue l’espèce.
Les nouveaux visiteurs sont toujours étonnés de la position complexe adoptée par les odonates pendant la reproduction; la technique semble pourtant éprouvée, car depuis 300 millions d’années, depuis le carbonifère, elle assure le renouvellement des libellules!


La ponte se déroule la plupart du temps en groupe; c’est à croire qu’il y a peu de sites de pontes qui conviennent sur un étang, car on les voit souvent agglutinés sur quelques mètres carrés par dizaines. Ce qui génère un trafic important de décollages et d’amerrissages.
La ponte fait immédiatement suite à l’accouplement et se pratique toujours en couple, pour une raison simple; le mâle veut s’assurer de sa descendance. La femelle peut ou pourrait en effet être capturée par un autre mâle qui s’accouplerait avec elle, et comme préalable prendrait la précaution, il est outillé pour cela, d’enlever le sperme du mâle précédent…


Pas facile de pondre à l’aveugle… La femelle doit en effet inciser les végétaux flottants à l’aide de son oviscapte afin d’y insérer ses œufs! Elle ne voit malheureusement pas son abdomen, surtout son extrémité et est obligée de tâtonner jusqu’à trouver la tige ou la feuille qui convient.


Cette technique de ponte à l’aveugle n’est pas sans problème; tremper son abdomen dans une eau trouble, sans pouvoir regarder ce qu’il y a en dessous, peut présenter des dangers et il m’est arriver de voir des femelles se mettre à tressauter comme le bouchon d’un pêcheur pour ne remonter plus tard qu’un abdomen amputé sans doute par un poisson, ou peut-être une larve de libellule.
Le Puiset Doré, le 25 juin 2011.




Platycnemis pennipes : accouplement en vidéo

Platycnemis pennipes accouplement, Beaupréau en Mauges (France-49), dans mon jardin, 25/06/2011

C’est la première fois, ce 25 juin 2011 que j’assiste à un accouplement de Platycnemis pennipes sur le bord de mon bassin. J’observe depuis 5 ans au moins toujours dans la même partie de mon jardin, mais à une trentaine de mètres de l’eau, à l’abri du vent, 3, ou 5 ou 10 individus selon les jours et la météo.
J’avais eu le plaisir de suivre une émergence quelques jours plus tôt, le 13 juin.
La boucle est bouclée, émergence, imagos, accouplement.
J’aurais autant de plaisir à filmer une ponte dans mon bassin; l’année prochaine sans doute.




Platycnemis pennipes femelle : le pronotum

Platycnemis pennipes femelle, pronotum, Andrezé (France-49), 06/06/2015
Platycnemis pennipes femelle, pronotum, Andrezé (France-49), 06/06/2015

L’identification des femelles Platycnemis est un art parfois difficile et pour des sujets jeunes ou atypiques il est nécessaire de se tourner vers le pronotum.
Pour les femelles Platycnemis pennipes cela s’avère parfois très délicat, car si on ne la capture pas, il faut des photos très précises en vue postérieure, car il s’agit de montrer l’absence d’une structure, ce qui est plus difficile à mettre en évidence que son éventuelle présence…
Ici, on a une très bonne vue sur le rebord postérieur du pronotum, en forme de triangle et on note en effet qu’il est lisse, sans épine.

Accessoirement, il faut remarquer les ommatidies de la partie supérieure de l’œil gauche, ce que l’on n’a pas souvent l’occasion d’observer en raison de leur très petite taille chez les zygoptères.




Platycnemis latipes femelle et pronotum 2/2

Platycnemis latipes femelle, pronotum, Montreal (FRance-07), 14/07/2020
Platycnemis latipes femelle, pronotum, Montreal (France-07), 14/07/2020

Il n’y a qu’en cas de doute que le pronotum est nécessaire à l’identification, car son observation nécessite la capture ou des photos difficiles à réaliser en raison de la très petite taille des structures que l’on cherche à mettre en évidence et de la mauvaise volonté relative des sujets 😉 Enfin, cette fois-ci on voit (cliquer sur la photo !) le triangle de la partie postérieure du pronotum et ses 2 dents sublatérales : celle de gauche est très aigüe et étirée, un peu à la façon de P. acutipennis… mais un plan plus large permet de constater que les pattes, avec un trait noir très bref sont bien celles de P. latipes. Celle de droite, beaucoup moins évidente est conforme à ce qu’on attend d’une honnête femelle latipes.
Ces épines sont plus latérales et très puissantes pour P. acutipennis et absentes pour P. pennipes.

Platycnemis latipes femelle, l'Isle sur Tarn (France--81), 08/07/2020
Platycnemis latipes femelle, l’Isle sur Tarn (France–81), 08/07/2020

Heureusement en croisant d’autres critères on parvient à les identifier : la quasi totale absence de noir sur les pattes antérieures et moyennes, le noir sur l’abdomen limité aux derniers segments suffisent en général.

Platycnemis latipes femelle, l'Isle sur Tarn (France--81), 08/07/2020
Platycnemis latipes femelle, l’Isle sur Tarn (France–81), 08/07/2020
Platycnemis latipes femelle, Montreal (France-07), 14/07/2020
Platycnemis latipes femelle, Montreal (France-07), 14/07/2020

Mais ces femelles sont variables et parfois le noir sur l’abdomen est beaucoup plus étendu, comme ci-dessus : mais là encore, le noir sur les crêtes tibiales est très réduit.

Platycnemis latipes femelle, Castelnau-Chalosse (France-40), 04/07/2020
Platycnemis latipes femelle, Castelnau-Chalosse (France-40), 04/07/2020



accueil-p-latipes-bouton