Pyrrhosoma nymphula : repas 3/3

Pyrrhosoma nymphula mâle dégustant Adela australis, Beaupréau (France-49), 16/05/2010
Pyrrhosoma nymphula mâle dégustant Adela australis, Beaupréau (France-49), 16/05/2010

J’ai surpris cette Petite Nymphe près de la rivière l’Evre qui serpente dans ma commune. J’ai tout de suite été surpris par la longueur des antennes de la proie, malgré sa toute petite taille.
Heureusement au cours du repas la proie a rapidement pivoté et j’ai pu apercevoir le motif caractéristique de ses ailes : Adela australis. Un tout petit repas pour Pyrrhosoma nymphula, à peine un en-cas.

Pyrrhosoma nymphula mâle dégustant Adela australis, Beaupréau (France-49), 16/05/2010
Pyrrhosoma nymphula mâle dégustant Adela australis, Beaupréau (France-49), 16/05/2010


Sympetrum fonscolombii : galerie

Sympetrum fonscolombii mâle, Langogne (France-48), 13/07/2020
Noter les veines rouges, les pattes finement striées, la base des yeux bleue. Sympetrum fonscolombii mâle, Langogne (France-48), 13/07/2020
Sympetrum fonscolombii émergence mâle, marais du Logit (France-33), 28/07/2013
Les fils blancs sont les trachées respiratoires. Sympetrum fonscolombii émergence mâle, marais du Logit (France-33), 28/07/2013
Sympetrum fonscolombii mâle, Chanteloup-les-bois (France-49), 24/05/2020
Le bleu de la base des yeux est parfois discret. Sympetrum fonscolombii mâle, Chanteloup-les-bois (France-49), 24/05/2020
Sympetrum fonscolombii femelle, Chanteloup-les-bois (France-49), 24/05/2020
Sympetrum fonscolombii femelle, Chanteloup-les-bois (France-49), 24/05/2020
Le noir sur la face dorsale de S8 et S9 est toujours très marqué. Sympetrum fonscolombii mâle, Capvern (France-65), 07/07/2020
Sympetrum fonscolombii femelle émergente, Le Fuilet (France-4), 25/09/2008
Noter la large base bleue des yeux des sujets émergents. Sympetrum fonscolombii femelle émergente, Le Fuilet (France-4), 25/09/2008
Sympetrum fonscolombii mâle immature, le Puiset-Doré (France-49), 16/08/2015
Noter la coloration rouge qui apparaît sur les veines. Sympetrum fonscolombii mâle immature, le Puiset-Doré (France-49), 16/08/2015
Sympetrum fonscolombii mâle, Saint-Germain-sur-Moine (France-49), 12/05/2011
Sympetrum fonscolombii mâle, Saint-Germain-sur-Moine (France-49), 12/05/2011
Sympetrum fonscolombii femelle, la Barre de Monts (France-85), 12/07/2018
Noter l’abdomen rouge de cette femelle vieillissante. Sympetrum fonscolombii femelle, la Barre de Monts (France-85), 12/07/2018


Coenagrion puella : prise du mâle

Coenagrion puella, prise du mâle, la Romagne (France-49), 17/05/2014
Coenagrion puella, prise du mâle, la Romagne (France-49), 17/05/2014

L’accouplement de Coenagrion puella ne montre pas de particularité si ce n’est que les cercoïdes, appendices anaux supérieurs, sont très courts et ne se voient pas sur ces photos. Même s’ils sont très peu saillants à l’extrémité de l’abdomen, ils viennent se glisser sous le rebord postérieur du pronotum.

Coenagrion puella, prise du mâle, la Romagne (France-49), 17/05/2014
Coenagrion puella, prise du mâle, la Romagne (France-49), 17/05/2014

Quant aux cerques qui sont apparents sous la forme de ce petit appendice bleu clair ils prennent un contre-appui sur la partie antérieure du pronotum.


Platycnemis latipes : appendices anaux

Platycnemis latipes mâle, appendices anaux, Sort-en-Chalosse, 04/07/2020
Platycnemis latipes mâle, appendices anaux, Sort-en-Chalosse, 04/07/2020

Certains peuvent douter de l’utilité de telles photos. Mais si l’on cherche à identifier un sujet émergent, non encore coloré, il n’y a pas d’autre façon de connaître son identité que d’examiner ses appendices anaux, ou en tout cas de différencier ce Platycnemis de ses 2 cousins acutipennis et pennipes.
On distingue très nettement sur les cercoïdes, appendices anaux supérieurs, une petite éminence ou lobe ; celui-ci est beaucoup plus court que le cercoïde lui-même.
Pour Platycnemis pennipes ils sont de même longueur, pour Platycnemis acutipennis ce lobe supérieur est nettement plus long.


Sympetrum meridionale : parasitisme par Arrenurus papillator

Sympetrum meridionale mâle parasité par Arrenurus papillator, Jallais (France-49), 05/09/2010
Sympetrum meridionale mâle parasité par Arrenurus papillator, Jallais (France-49), 05/09/2010

Sympetrum meridionale est une cible privilégiée de cette larve d’hydracarien d’un peu plus d’un mm de diamètre. Arrenurus papillator fait partie du genre important des Arrenurus mais s’en distingue aisément par sa coloration rouge spectaculaire.
Cette larve attaque d’autres odonates en France et en Europe, des Sympetrum et des Lestes et on peut s’étonner de cette spécificité.

Il faut faire le rapprochement avec le milieu où sont pondus les œufs de ces espèces : – les Sympetrum pondent souvent dans des zones exondées, c’est-à-dire des zones qui sont plus ou moins complètement asséchées en été, mais qui seront à nouveau inondées à l’automne.
– les Lestes pondent dans les écorces tendres, dans la tige aérienne des végétaux, parfois également dans des zones exondées et la pro larve devra attendre le retour de l’eau pour poursuivre son développement.
Or ce milieu convient également aux œufs de cet hydracarien, capables d’attendre le retour de l’eau avant d’éclore.

Sympetrum meridionale jeune mâle parasité par Arrenurus papillator, Marais du Logit (France-33), 27/03/2013
Sympetrum meridionale jeune mâle parasité par Arrenurus papillator, Marais du Logit (France-33), 27/03/2013

Les adultes Arrenurus papillator vivent dans l’eau et leurs larves viendront coloniser les larves d’odonates à leur dernier stade, se cachant sous les fourreaux alaires de ces dernières. Lors de l’émergence les larves d’hydracariens migrent vers le thorax ou les ailes de leur hôte, s’y fixent et deviennent de véritables parasites en se nourrissant de leur hémolymphe (le « sang » des odonates). Pour Sympetrum meridionale ils se fixent quasi exclusivement sur la face supérieure ou inférieure des ailes, sur leurs nervures, qui jouent un rôle de veines (ou d’artères) véhiculant l’hémolymphe.

Sympetrum meridionale jeune mâle parasité par Arrenurus papillator, Marais du Logit (France-33), 27/03/2013
Sympetrum meridionale, très jeune, parasité par Arrenurus papillator, Marais du Logit (France-33), 27/03/2013

Les larves ayant trouvé le gîte et le couvert resteront plusieurs jours, plusieurs semaines sur leur hôte, achevant différents stades de leur évolution. On assiste parfois (je n’en ai jamais photographié) à des infestations spectaculaires, mais en général ces larves ne semblent pas altérer l’activité des odonates.
Leur maturation arrivera au moment où les odonates s’accouplent et pondent et elles se laisseront tomber sur le substrat de ponte, comme les œufs de leurs hôtes, attendant le retour de l’eau.
Pour cette raison, on ne trouve plus ces petites boules rouges très décoratives sur les sujets âgés.

Sympetrum meridionale jeune mâle parasité par Arrenurus papillator, Marais du Logit (France-33), 27/03/2013
Sympetrum meridionale jeune mâle parasité par Arrenurus papillator, Marais du Logit (France-33), 27/03/2013